Le Premier Ministre Ousmane SONKO a présidé, ce vendredi 20 février 2026, une réunion stratégique consacrée aux grands projets ferroviaires du Sénégal. Cette rencontre marque une étape déterminante dans la volonté de l’État de moderniser et de relancer un réseau ferroviaire longtemps fragilisé, mais considéré aujourd’hui comme un levier central de transformation économique.
Autour de la table figuraient l’ensemble des acteurs institutionnels du secteur, notamment la Société des Chemins de fer du Sénégal, les Grands Trains du Sénégal, la Société nationale du Train express régional (TER) ainsi que APIX. L’objectif : faire le point sur les projets en cours, lever les contraintes et tracer une feuille de route claire pour les prochaines décisions attendues à très court terme.
Des projets structurants alignés sur l’Agenda Sénégal 2050
Les échanges ont permis d’examiner plusieurs chantiers majeurs inscrits dans la dynamique de l’Agenda Sénégal 2050. Parmi les priorités figurent la réalisation de la ligne Dakar–Tambacounda en voie métrique et la mise en place d’une phase intermédiaire d’exploitation sécurisée sur cet axe stratégique.
Le gouvernement entend également accélérer le projet Touba–Mbacké–Ngabou, qui constitue la première étape de la desserte ferroviaire urbaine de Touba et de ses boucles périphériques. À cela s’ajoute la mise en service de la phase 2 du TER, appelée à renforcer la mobilité dans la région de Dakar.

À plus long terme, l’extension du réseau à écartement standard s’impose comme une priorité nationale. Elle englobe la phase 3 du TER ainsi que la future ligne Dakar–Tambacounda, avec des prolongements vers Kidira et Kédougou, afin de mieux connecter les zones économiques et minières de l’Est du pays.
Un modèle hybride pour un rail plus compétitif
La vision portée par les autorités repose sur un réseau ferroviaire combinant deux systèmes complémentaires : la voie métrique existante, appelée à être modernisée, et l’écartement standard, plus performant et adapté aux exigences de compétitivité internationale.
Au-delà des infrastructures, la réunion a également abordé des questions structurantes liées au statut juridique du patrimoine ferroviaire, aux modalités de financement, à l’exploitation commerciale des lignes, ainsi qu’à la gouvernance institutionnelle du secteur. La gestion et la valorisation des infrastructures existantes ont été identifiées comme des enjeux majeurs pour garantir la viabilité du modèle.
À travers cette relance ambitieuse, l’État affiche une double ambition : renforcer la souveraineté logistique du Sénégal et soutenir la transformation systémique de l’économie nationale. Fort de plus de quatre décennies d’expérience ferroviaire, le pays entend désormais bâtir un réseau moderne, fiable et sécurisé, au service du développement et de l’intégration territoriale.
Source : Le Soleil